Journalisme et information au Québec: les 51 recommandations du rapport Payette
January 26th, 2011 by bruno boutotLe rapport du “Groupe de travail sur le journalisme et l’avenir de l’Information au Québec“, aussi appelé “Rapport Payette”, a été publié aujourd’hui. Il contient 51 recommandations.
Son titre officiel est L’information au Québec: un intérêt public. Ces recommandations et le rapport sont accessibles en pdf à partir du lien situé au bas de cette page.
Ce rapport traite ensemble beaucoup de sujets qui ne sont pas forcément liés et nul doute que sa publication va entraîner des débats, que l’on peut amorcer dans ce blog ou ailleurs. En attendant, en tant que journaliste, ma priorité est de rendre ces recommandations disponibles.
UN NOUVEAU MODÈLE DE RÉGULATION DE LA PRESSE
Recommandation 1
Nous recommandons l’adoption d’une Loi sur le statut des journalistes professionnels
du Québec.
Recommandation 2
Dans la loi qui sera promulguée sur le statut des journalistes professionnels, que soit inclus
un chapitre spécifique sur les journalistes professionnels indépendants leur octroyant des
conditions apparentées à celles dérivées de la loi québécoise sur le statut de l’artiste (Loi sur
le statut professionnel et les conditions d’engagement des artistes de la scène, du disque et
du cinéma ou Loi 90) c’est-à-dire leur permettant de négocier des conditions minimales de
travail et un contrat type incluant les droits de suite ainsi que la protection contre d’éventuelles
poursuites judiciaires.
Recommandation 3
Nous recommandons à la ministre de demander au Conseil de presse du Québec et à la
Fédération professionnelle des journalistes du Québec de mettre au point le Code de déontologie des journalistes professionnels du Québec dans un délai maximum d’une année.
Recommandation 4
Qu’une structure de gestion du titre de journaliste professionnel soit instituée et qu’elle ait
le mandat de définir les critères devant être rencontrés pour le droit l’obtention du titre de
journaliste professionnel.
Recommandation 5
Nous recommandons que 25 % du budget dont disposera le Fonds pour le journalisme québécois
soit versé à l’organisation qui se chargera de la gestion du titre de journaliste professionnel.
Recommandation 6
Que des avantages soient associés à l’obtention d’un statut de journaliste professionnel dont :
1. Que le secret des sources des journalistes professionnels soit protégé par des dispositions
similaires à celles apparaissant aux articles 3 et 4 de la Loi du 7 avril 2005 relative à la
protection des sources journalistiques en Belgique.
2. Que la Loi sur le statut des journalistes professionnels oblige tout ministère, organisme ou
régie gouvernementale à soutenir le journaliste professionnel en regard de toute demande
d’accès à l’information et que les demandes formulées par un journaliste professionnel
soient traitées prioritairement à toute autre demande parce que, par sa fonction, le journaliste
agit dans l’intérêt public.
3. Que les journalistes professionnels puissent agir devant la Commission d’accès à l’information
ou devant tout tribunal lorsque le droit à l’information est en cause, même si le
titulaire de la carte de journaliste professionnel n’est pas membre du Barreau du Québec.
4. Qu’advenant la mise sur pied de tribunes de la presse au sein des administrations locales
que seuls les journalistes professionnels puissent bénéficier des avantages liés à l’existence
de ces organisations.
5. Que l’accès au plumitif des tribunaux soit gratuit pour les journalistes titulaires de la carte
de journaliste professionnel.
6. Que la Loi sur le statut des journalistes professionnels prévoit une clause de conscience
permettant au journaliste professionnel de quitter son emploi avec pleine rémunération
pour une période s’étendant jusqu’à 52 semaines, en fonction de ses années de service au
sein de l’entreprise médiatique, lorsque la cause de la rupture du contrat de travail est liée
à un changement notable dans le caractère ou l’orientation du média et que ce changement
crée, pour le journaliste, une situation susceptible de porter atteinte à son honneur,
à sa réputation ou, d’une manière générale, à ses intérêts moraux. En cas de litige, un tribunal
arbitral où siègera nécessairement un représentant d’un organisme représentatif des
journalistes professionnels tranchera le débat.
Recommandation 7
Que le Conseil de presse ait la responsabilité supplémentaire de proposer une définition de
l’entreprise de presse, d’admettre en ses rangs toutes les entreprises qui se qualifient selon
cette définition et d’assurer le suivi des avantages permis aux entreprises de presse membres.
Recommandation 8
Que le gouvernement du Québec verse annuellement un minimum de 250 000 $ au budget
du Conseil de presse du Québec ; à cette somme il devra s’engager à ajouter un montant
équivalent aux contributions réunies des entreprises de presse.
Recommandation 9
Qu’un financement additionnel et temporaire soit accordé au Conseil de presse pour les trois
prochaines années. Ce financement servira à la mise en place des nouvelles mesures et permettra d’évaluer l’effet structurant sur l’organisation.
Recommandation 10
Que le Conseil de presse du Québec continue de recevoir les plaintes du public, des journalistes
et des entreprises de presse.
Recommandation 11
Que les entreprises de presse membres du Conseil de presse soient les seules admissibles à
toutes formes de subventions accordées par l’État dans le cadre de tout programme de soutien
aux médias ou à la presse.
Recommandation 12
Que la publicité gouvernementale et les annonces judiciaires soient réservées aux seules
entreprises membres du Conseil de presse du Québec, sous réserve du respect du quota de
4 % garanti aux médias communautaires.
Recommandation 13
Nous recommandons l’adoption de modifications à la Loi sur la presse.
1. Que la Loi sur la presse (l.r.q., c. P-19) s’applique à toute forme de média ;
2. Que l’article 4 de la Loi sur la presse soit modifié de façon à ce qu’aucun dommage ne puisse
être accordé, si le média s’est conformé aux dispositions de la loi ;
3. Que l’article 9 de ladite loi soit modifié de façon à ce qu’un média puisse se prévaloir des
dispositions de la loi dans tous les cas ;
4. Que l’article 11 de la loi soit aussi modifié de façon à ce que seul le demandeur dans une action contre un média soit tenu de fournir caution. Ces dispositions nouvelles ne seront applicables que si le travail d’un journaliste professionnel est mis en cause dans l’action intentée.
Recommandation 14
Nous recommandons l’adoption de modifications aux dispositions antibriseurs de grève pour
tenir compte des réalités technologiques du travail journalistique.
POUR UNE AUGMENTATION DE L’OFFRE D’INFORMATION
Recommandation 15
La mise en oeuvre d’un crédit d’impôt remboursable à l’embauche de journalistes professionnels
dans les entreprises de presse en région.
Recommandation 16
La mise en oeuvre d’un crédit d’impôt remboursable à l’embauche de journalistes professionnels
dans les médias indépendants en incluant les coopératives de presse, les producteurs
indépendants d’information et les éditeurs de presse en ligne indépendants qui emploient
des journalistes professionnels et qui correspondent à la définition d’entreprise de presse
établie par le Conseil de presse.
Recommandation 17
La création d’un Fonds pour le journalisme québécois qui permettra la réalisation de projets
d’enquête journalistique et de projets d’information. Ce fonds indépendant servira également
à financer les activités de gestion du titre de journaliste professionnel.
Recommandation 18
L’augmentation des ressources allouées aux médias communautaires.
Recommandation 19
Le financement d’un projet de réseautage de l’information produite par les médias communautaires, coopératifs et indépendants sur le site web de Télé-Québec.
Recommandation 20
Doter Télé-Québec d’un mandat d’information axée sur l’information régionale et interrégionale.
Recommandation 21
Augmenter de manière substantielle le budget de Télé-Québec dès que les finances publiques
le permettront.
Recommandation 22
Que la Loi sur le statut des journalistes professionnels impose à tout ministère, organisme,
régie gouvernementale de soutenir le journaliste professionnel en regard de toute demande
d’accès à l’information et que les demandes formulées par un journaliste professionnel soient
traitées prioritairement.
Recommandation 23
Que les journalistes professionnels puissent agir devant la Commission d’accès à l’information
ou devant tout tribunal lorsque le droit à l’information est en cause, même si le titulaire de la
carte de journaliste professionnel n’est pas membre du Barreau du Québec.
Recommandation 24
La création d’un comité de travail pour étudier la mise sur pied d’un modèle québécois de
gouvernement ouvert ou cybergouvernement (Open Government) qui pourrait se retrouver
sur une plateforme appelée www.data.gouv.qc
Recommandation 25
La modification du Règlement sur la diffusion de l’information et sur la protection des renseignements personnels, de la Loi sur les cités et villes et du Code municipal du Québec pour inclure l’obligation de la part des municipalités de publier sur leurs sites web les documents et les renseignements accessibles en vertu de ce règlement de la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels.
Recommandation 26
Que soit inscrite dans ces mêmes lois l’obligation de soutenir le journaliste professionnel lors
de toute demande d’accès à l’information municipale et que les demandes formulées par un
journaliste professionnel soient traitées prioritairement.
Recommandation 27
La modification à la Loi sur les cités et villes et au Code municipal du Québec obligeant les municipalités à rendre public 48 heures avant la tenue des séances du conseil municipal, l’ordre du jour et tous les documents préparatoires remis aux élus.
Recommandation 28
La modification à la Loi sur les cités et villes obligeant les conseils municipaux de la province à
permettre « l’enregistrement et la diffusion de [leurs] débats dans leur totalité par les médias,
sous réserve des règlements [qu’ils peuvent] adopter quant aux modalités de cet exercice. »
Recommandation 29
L’adoption d’un règlement autorisant la création de tribunes de la presse municipales dans les
villes de plus de 100 000 habitants et/ou dans les villes les plus populeuses de chaque région
administrative.
Recommandation 30
La mise sur pied d’un comité de travail sur la distribution des avis publics municipaux.
1. Qu’un comité de travail sur la distribution des avis publics et de la publicité municipale
réunissant le MAMROT, l’UMQ, la FQM, l’Association des quotidiens et de Hebdos Québec
soit mis sur pied ;
2. Que les nouvelles mesures soient mises en place dans le budget 2012 des municipalités ;
3. Que l’efficacité de ces règlements soit évaluée après trois ans.
Recommandation 31
Qu’il soit possible pour les médias d’une même région de se regrouper en coopérative pour obtenir des services juridiques et que ces dépenses soient déductibles d’impôt pour les entreprises de presse ou compris dans les frais de fonctionnement admissibles pour les médias communautaires.
Recommandation 32
Que le Conseil de presse du Québec ait le mandat de créer et promouvoir une ligne 1|800|Déontologie pour les journalistes et les entreprises de presse.
Recommandation 33
Qu’Internet haute vitesse soit reconnu comme un service essentiel au même titre que l’électricité
et le téléphone et que des mesures soient prises en conséquence.
Recommandation 34
Que le budget du programme Communautés rurales branchées du Québec soit revu à la
hausse de façon à permettre à tous les citoyens d’avoir accès à un service Internet haute
vitesse de qualité d’ici 2015.
Recommandation 35
Pour compléter les efforts accomplis dans la cadre du projet Villages branchés, qu’un nouveau
programme, soutenu par les entreprises, les MRC, les municipalités et l’État, soit mis sur
pied afin que 100 % des municipalités, MRC, commissions scolaires, écoles et bibliothèques du
Québec aient accès au réseau de fibre optique du Québec.
Recommandation 36
Que le MCCCF fasse des représentations auprès des institutions fédérales concernées afin de réserver pour les besoins des communautés québécoises une partie du spectre électromagnétique libéré par le passage de la télévision analogique à la télévision numérique.
Recommandation 37
Que le MCCCF fasse des représentations auprès du CRTC pour revendiquer le droit des régions
à l’accès à leurs productions locales et particulièrement à leur information locale et régionale.
Recommandation 38
Que le Québec se dote d’un nouveau plan numérique à court terme qui aura comme mandat
d’évaluer la façon de tirer profit des nouvelles technologies aux plans social, politique et
économique.
Recommandation 39
Un soutien accru aux organismes qui offrent des services d’alphabétisation numérique et
d’accompagnement dans les nouvelles technologies.
Recommandation 40
Que le statut d’éditeur de presse en ligne soit reconnu aux entreprises de presse correspondant
aux critères établis par le Conseil de presse.
Recommandation 41
Que le journaliste professionnel réussisse un certain nombre de crédits de formation annuels
pour maintenir son titre et sa carte.
Recommandation 42
Que les écoles de journalisme ajoutent un cours de déontologie appliquée obligatoire dans leurs cursus. La réussite de ce cours permettrait aux finissants d’obtenir leur carte de presse automatiquement avec leur diplôme. Pour les titulaires d’autres diplômes ou pour les individus désirant obtenir la carte de presse sans passer par une école de journalisme, nous recommandons à l’association professionnelle d’établir un examen basé sur la déontologie et la pratique et de reconnaître certains examens professionnels dans certaines entreprises de presse.
Recommandation 43
Que le ministère de l’Éducation prévoie un programme de bourses pour les étudiants qui choisissent de faire leur stage de journalisme en région éloignée et de s’y établir.
Recommandation 44
Nous souhaitons qu’il y ait une meilleure synergie entre les écoles de journalisme et entre les
écoles, les entreprises et les professionnels. Cela pourrait se traduire par une rencontre annuelle
entre les directeurs de programmes, les entreprises de presse et l’association professionnelle.
Nous recommandons également au ministère de l’Éducation de financer, de concert avec l’industrie, un projet-pilote sur les bases de News21 aux États-Unis qui proposerait aux étudiants de produire des reportages dans toutes les régions du Québec.
Recommandation 45
Que le maintien du titre de journaliste professionnel soit lié à l’obligation d’obtenir un crédit
annuel de formation en langue française.
Recommandation 46
Que tous les établissements d’enseignement responsables de la formation des jeunes journalistes ou animateurs soient tenus de dispenser un examen obligatoire de maîtrise de la langue française et d’offrir des cours de mise à niveau si l’étudiant n’obtient pas la note de passage.
Recommandation 47
Que le Conseil de presse offre une formation aux écoles du Québec sur la responsabilité des
médias et la déontologie.
Recommandation 48
Que les associations professionnelles et les médias financent conjointement un programme
qui permettra aux journalistes de visiter les classes et parler de leur profession.
Recommandation 49
Que des abonnements gratuits aux journaux soient offerts aux écoles du Québec par un
partenariat entre les éditeurs qui le désirent et le ministère de l’Éducation.
Recommandation 50
L’initiative du gouvernement français d’offrir, en collaboration avec les journaux, un abonnement
d’un jour par semaine pour une année à un quotidien aux jeunes de 18 à 25 ans nous
semble efficace pour stimuler le lectorat et nous croyons que Québec devrait s’en inspirer
pour créer son propre programme.
Recommandation 51
Création d’un laboratoire de recherche sur l’information et les pratiques journalistiques
disposant de fonds publics de fonctionnement récurrents, soit à l’intérieur d’une structure
déjà existante, soit à l’extérieur de manière autonome.
La différence entre une communauté hébergée et un réseau social
January 24th, 2011 by bruno boutotLe mot “communauté” est employé sur le Web pour qualifier deux types d’entité distincts:
- d’une part les communautés hébergées, dont j’ai donné une définition détaillée ici, qui rassemblent des membres identifiés;
- d’autre part les communautés sur les réseaux sociaux – ou médias sociaux – qui regroupent des gens, identifiés ou non, qui s’intéressent à un produit ou une marque.
Lors d’une entrevue réalisée par Katie Kindelan dans le Social Times, Alex Halliday établit aussi clairement cette distinction. Alex est cofondateur de SocialGo, un service qui permet de créer des réseaux sociaux sur mesure.
Un site de réseautage social, comme facebook ou Twitter, est une plateforme qui contient des millions de membres, d’entreprises et de groupes où chacun établit ses connections personnelles et crée son propre graphe social à l’intérieur de l’écosystème.
Une plateforme de communauté permet au gens de créer des sites indépendants sur mesure et totalement consacrés aux besoins de leur communauté. En se concentrant sur un seul sujet, une seule marque ou une seul centre d’intérêt, on obtient un contenu de meilleure qualité, on contrôle davantage ce qui se passe et on n’est pas limité par les paramètres d’une plateforme qui ne vous appartient pas. On est aussi seul propriétaire de toute possibilité de générer des revenus et, c’est très important, de toutes les données.
Je vais y revenir dans un article sur les standards de la gestion de communautés parce que cette distinction est essentielle pour établir une stratégie de communication et de marketing sur le Web. Les communautés hébergées et les réseaux sociaux sont des options à utiliser, ensemble ou séparément, au service d’un objectif de branding ou de ventes. Encore faut-il commencer par distinguer les avantages de chacun.
Communautés: les Martiens sont parmi nous
January 11th, 2011 by bruno boutotD’abord: qui sont les Martiens?
C’est donc évident: la première question est l’identité.
Qu’est-ce que Contenu Camp?
Alors qu’est-ce que YUL Contenu?
La première fois que j’en ai entendu parler, c’était au Podcamp Montréal, “une anticonférence pour amateurs et spécialistes de médias sociaux et baladodiffusion”.
Ils avaient l’air de ça:

Nellie Brière, Annie Michaud, Bianka Bernier, Katerine Rollet, Mathieu Stréliski, Andres Restrepo.
Si vous avez le temps, je vous recommande de regarder le déroulement de l’événement :
Mais en attendant, je vais vous résumer pourquoi je les appelle des Martiens.
Comme je l’ai écrit souvent, par exemple ici, c’est en participant à la communauté de Worth1000.com que j’ai réalisé que l’avenir des médias passait par les communautés. Depuis, plus de la moitié de mes articles dans ce blog et dans d’autres, en français ou en anglais, portent sur l’identité ou son inverse, l’anonymat (et ses terribles conséquences, comme le foutoir complet dans les commentaires).
Des responsables du marketing, des publicitaires et dirigeants de médias savent à quel point je leur ai chauffé les oreilles avec ça pendant tout ce temps. Mais les communautés ne sont pas encore perçues comme une nécessité (comme une source majeure de revenus) dans les entreprises, les agences et les médias.
Je participe à de nombreux médias sociaux à titre professionnel. Mais ils sont pour moi des lieux de contacts et d’échanges bien éloignés du sens que j’attachais au mot “communauté”: un lieu où l’on reçoit, chez soi, des gens avec qui on a des activités communes et dont on garde la mémoire (qu’on appelle aussi “data”). Ainsi, je ne m’attendais à rien de spécial en assistant à cette anticonférence sur les médias sociaux.
Quelle ne fut pas ma surprise, donc, quand j’ai entendu ces gens de YUL Contenu parler d’identité, d’anonymat, d’interactions avec les membres de leurs communautés. Oui, la plupart de ces interactions se passent dans facebook ou sur Twitter, mais beaucoup des enjeux sont les mêmes que dans les communautés hébergées.
La plupart des Martiens originaux sont sur ces photos prises en septembre dernier lors du premier Contenu Camp. Nous étions à peu près 25. Et même si YUL Contenu se qualifiait au début comme un groupe de gens qui œuvrent dans le secteur culturel, je me suis aperçu ce soir-là que beaucoup travaillent pour des médias et tous s’occupent de la présence de leur entreprise dans les médias sociaux
What?
Tous ces gens-là ne font partie ni d’un département des ventes, ni du marketing, ni d’une salle de rédaction.
C’est pourtant elles et eux, mesdames et messieurs, qui sont au premier rang, sur la ligne de front du Web: le contact direct avec la clientèle, les lecteurs, auditeurs, téléspectateurs et consommateurs.
Le Web, on le dit et le redit partout, est affaire de conversation, de transactions d’information entre individus.
Mais la bataille fait encore rage dans les rédactions et chez les exécuteurs de sites Web pour savoir ce qu’on fait avec les maudits commentaires de ce maudit public.
Ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas aussi démunis que vous croyez. Quelque part, dans votre sous-sol, vous employez un participant du Contenu Camp qui explore le Web pour vous et qui, un jour, va diriger votre département de marketing et votre rédaction. Parce qu’ils et elles gagnent de l’expérience au seul point où ça compte sur le Web: les échanges directs avec les individus de leurs publics.
Ce soir, au deuxième Contenu Camp, au Centre des sciences de Montréal, il va y avoir une centaine de Martiens. Avec des antennes sur la tête.
Au menu: l’identité.
Devenez sociaux avec Michelle Blanc
January 6th, 2011 by bruno boutotAprès avoir eu la primeur du livre Les Médias sociaux 101, j’ai assisté à l’anticonférence de Michelle Blanc lors du Podcamp Montréal.
Autant vous prévenir: je connais Michelle Blanc, je lis son blog, je suis abonné à son fil Twitter et je crois que c’est une des meilleures spécialistes des médias sociaux, pas seulement au Québec.
C’est ce qui me frappe toujours dans nos conversations: contrairement à beaucoup de gens qui parlent des médias sociaux, Michelle Blanc ne les examine pas de l’extérieur. Elle ne les observe pas à partir d’un grand média, d’une agence ou d’une université. Elle est dans les médias sociaux. Elle parle de leurs qualités, de leurs défauts, de leurs pièges, de leurs usages parce qu’elle les expérimente tous les jours. Bien plus que telle ou telle argumentation, c’est ce qui fait la justesse de ses propos.
Son livre ne m’a pas fait changer d’avis, au contraire.
Si vous regardez la vidéo de son intervention lors du Podcamp, vous y reconnaîtrez la même approche que dans le livre: Michelle Blanc aborde une question, puis raconte une anecdote personnelle, puis explique un principe général, puis ajoute une anecdote personnelle, puis revient à la question, résolue.
Elle explique tout ce qui se passe dans les médias sociaux à travers elle-même.
On note au passage qu’elle est grande, qu’elle est drôle, qu’elle a une grande gueule, qu’elle peut être touchante et aussi qu’elle peut-être vulgaire, et avec plaisir, surtout si on lui marche sur les pieds.
Bref, elle est unique.
Ça tombe bien parce que c’est exactement ce dont il s’agit dans les médias sociaux.
Quand ils entendent “médias sociaux”, trop de professionnels pensent – et dépensent – comme pour “les médias”: les médias de masse. Du genre: “On va prendre votre campagne, et on va la décliner dans les médias: affiches, quotidiens, magazines, radios, télés… et quoi? Sociaux? Pas de problème, mon ami, on a des experts qui vont faire entrer ta campagne dans le social.”
Hahaha!
On rigole, on rigole, mais des centaines de milliers de dollars s’envolent tous les jours en fumée à cause de ce malentendu.
Un média de masse s’adresse à une moyenne de gens. Un média social s’adresse à des personnes uniques, une par une.
C’est quoi la différence? Comment on fait?
Lisez le livre de Michelle Blanc. En étant singulière, unique, elle nous montre tranquillement, facilement, clairement, que la voie des médias sociaux passe par les individus.
Les Médias sociaux 101
Le réseau mondial des beaux-frères et belles-sœurs
Par Michelle Blanc
Avec la collaboration de Nadia Seraiocco
Les Éditions Logiques, 2010
La Guignolée du Web
November 9th, 2010 by bruno boutotExemple d’hyperlocal: le pain du Pied de cochon chez Chloé
November 2nd, 2010 by bruno boutotEn passant sur la rue Duluth à Montréal, hier matin, je vois un homme les bras chargés d’un panier plein de pains entrer chez Les Chocolats de Chloé². Comme le nom de sa boutique l’indique, Chloé fait et vends du chocolat. En tant qu’amateur de pain et résident du quartier, je suis intrigué.
J’emboîte donc le pas au livreur, et j’entre chez Chloé. Je le laisse poser son panier sur le comptoir et je pose des questions à une dame souriante qui se trouve être, justement, Chloé!
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Elle m’apprend que les pains sont ceux du restaurant voisin, le Pied de cochon³, de Martin Picard. Ils sont cuits tous les jours non loin de Montréal, à la cabane à sucre du Pied de cochon. Et c’est la première fois que Chloé en vend. Pourquoi? C’est un essai.
Les pains sont pas mal gros. Chloé me dit qu’elle s’en coupe un morceau et congèle le reste. Ceci dit, c’est un pain au levain, et je me méfie un peu parce que certains pains au levain sont trop acides à mon goût. Mais Chloé me dit qu’il n’est pas très acide et puis je suis curieux et l’odeur du pain frais me fait craquer: six dollars. Plus cher que ceux que j’achète d’habitude à Première Moisson ou chez Monsieur Pinchot, mais ce pain est deux fois plus gros, donc c’est raisonnable.
Chloé est contente que je sois son premier client de pain et me fait goûter sa dernière invention chocolatière. Fondant et croquant. Délicieux. Mais je ne peux pas en dire plus parce qu’elle ne va commencer à en vendre que la semaine prochaine. Ça va s’appeler “Capitaine Crac”.
On note au passage que le sac est simple et beau, brut avec l’étampe du Pied de cochon. Beau design: ça compte dans la gourmandise.
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Arrivé chez moi, bien sûr, je goûte le pain. OMG, l’intérieur est encore chaud!
Une mie aérée, juste ce qu’il faut d’élasticité, une croûte fine et légèrement craquante.
Hmmmm.
J’en coupe un morceau pour le soir, je congèle le reste.
Est-ce que j’en rachèterai? Oui.
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Note 1: Cote de crédibilité: 7/10 Explication: e ne suis pas un vrai foodie, mais je suis amateur de pain et j’apprécie en ce moment le Neuf grains et le Lin-blé-seigle de Monsieur Pinchot et le Multigrains et le Kamut (quand il n’est pas trop cuit) de Première Moisson. Quand je serais grand, je serai foodie et je me renseignerai sur les farines, le type de four, de levain, le nom du boulanger, etc..
Note 2: Je ne suis pas responsable des sites en flash de Première Moisson et Les Chocolats de Chloé. Pour vous éviter de la navigation, voir l’adresse ci-dessous.
Note 3: Renseignements pris, le site du Pied de cochon n’est pas encore mis à jour: le prix du pain y est indiqué à quatre dollars, mais c’était celui de l’ancien format de pain, plus petit. Le pain est aussi en vente au Pied de cochon (donc après 17h) , au même prix de six dollars.
Note 4: WebMédias (l’objet de cet article): chaque nom de produit et de commerce pourrait (par hyperlien) amener à un menu de coupons, qui seraient tous comptabilisés à mon nom et sur lesquels je recevrais une part; des membres de ma communauté goûteraient ce pain et leurs appréciations compteraient pour faire monter ou descendre ma cote de crédibilité en tant que foodie de pain; des membres de ma communauté pourraient en discuter, proposer d’autres pains – ou d’autres chocolatiers, ou d’autres restaurants – chaque nom propre amenant à des menus de coupons et des récompenses. Par exemple. D’autres suggestions?
L’animateur de communauté reflète l’âme de l’entreprise
October 29th, 2010 by bruno boutotJe republie ici une entrevue que j’ai donnée à l’automne 2009 à Kim Auclair, de Montréal et Dominique Dufour, de Paris, dans le cadre de leur “e-book” intitulé Démystifier le gestionnaire de communauté au Québec.
L’entrevue a été publiée sur le site de Dominique Dufour et sur le site de Kim Auclair. L’”e-book” au complet et les références de mes neuf éminents co-auteurs se trouvent à la suite du texte.
Aujourd’hui – octobre 2010 – je ne changerais presque rien, sauf préciser que la définition initiale concerne les communautés hébergées sur le site d’un média ou d’une entreprise. On sait que beaucoup de “Community managers” s’occupent maintenant de “communautés” hébergées sur les médias sociaux. La plupart des mêmes observations s’y appliquent. Les précisions rajoutées aujourd’hui sont inscrites [entres crochets].
Animateur, community leader, community manager… Quels termes convient-il le mieux à la gestion de communauté ?
D’abord, il faut s’entendre sur la définition de « communauté » pour être sûr qu’on parle de la même chose. Voici la mienne en 3 points. Une communauté [hébergée par un média ou une entreprise] sur le Web est un site où:
1 – les membres font quelque chose ensemble*, avec au moins un lieu principal d’activités communes;
2 – un « membre » est une personne inscrite dont l’identité est stable et dont toutes les contributions au site sont mémorisées et facilement accessibles à tous à partir de sa page personnelle.
3 – il y a un « guide de participation » clair et un système de « signal aux modérateurs » (flag)**, qui est l’outil fondamental de la modération des communautés puisqu’il met la vigilance de première ligne entre les mains des membres .
* pas seulement « consommer » quelque chose ensemble.
** pas seulement « signaler les abus »; la modération a mille fonctions et les abus n’en sont qu’une petite partie.
Il y en aurait d’autres, mais on ne peut considérer qu’il s’agit d’une communauté sur le Web [hébergée] s’il manque un seul de ces trois points. Par défaut, je vais employer « animateur de communauté », le moins insatisfaisant pour l’instant. Ceci dit, il y a plusieurs façons d’envisager la question.
[Les animateurs des communautés situées dans les médias sociaux disposent seulement des outils que chaque média social veut bien offrir. Ces animateurs ont cependant souvent les mêmes responsabilités d'interaction avec les usagers, qui exigent les mêmes compétences.]
A – Quel rôle veut-on décrire avec ce titre? Le créateur omnipotent, le représentant de la direction de l’entreprise, le responsable des modérateurs, le responsable de la participation et de la civilité, le responsable de tout le contenu?
B – Quel message veut-on transmettre aux membres de notre communauté en se donnant un titre? Comme je le dis ci-dessous, vu de l’intérieur le titre n’est pas la partie la plus importante et on peut se permettre tout ce qu’on veut: en plus de gestionnaire et animateur il existe mille variantes comme créateur, directeur, président, pape, gourou, chef etc.
C – C’est pour trouver un nom dans le cadre de recrutement (donc destiné aux gens qui ne sont pas membres de la communauté).
Mon point de vue est que le titre importe peu à l’intérieur de la communauté. Les membres finissent vite par savoir qui dirige quoi et qui est responsable de quoi, quels que soient les titres (admin, mod, manager, number1, etc.). Pour le recrutement, aucun nom n’est satisfaisant sans une description explicite et précise des tâches. Cette description peut varier suivant les entreprises et le degré de responsabilité et d’autonomie que les dirigeants veulent accorder à ce rôle.
Quel type de personne peut avoir ce poste au Québec, et ailleurs, quelles seraient ses études ?
A – Savoir lire et écrire sans fautes d’orthographe.
B – Bien connaître la boite dont on fait partie et avoir la confiance totale des dirigeants; l’animateur de communauté est le 1er membre de la communauté:
- d’abord c’est la personne qui accueille tous les autres: chaleureux, accueillant, qui mets les gens en contact; qui sait « animer » c’est à dire faire « jouer les gens ensemble » (même si le site n’est pas ludique); la meilleure description de ce rôle est « hôte » ou « animateur », (même si ce n’est pas le meilleur titre).
- ensuite, c’est la suprême autorité quand il y a des divergences ou des conflits de modération (il y en a toujours, il y a toujours des cas limite); quelqu’un doit trancher et donner une direction; c’est la personne responsable du contenu (même si le contenu est créé par les membres), l’équivalent d’un rédacteur en chef dans les médias classiques: responsable du type de contenu, des sujets abordés, du ton, du style.
C’est donc beaucoup plus qu’un « employé ». Cette personne va refléter l’âme de l’entreprise: elle doit être capable d’agir et de réagir « naturellement », parce qu’elle connaît l’entreprise et ses produits par cœur et qu’elle n’a pas besoin de consulter qui que ce soit avant de se prononcer et de prendre des décisions. Dépendant du type d’entreprise, c’est l’équivalent d’un directeur des communications ou d’un rédacteur en chef.
C – La pratique est plus importante que les études: il faut avoir été membre d’une communauté pendant plusieurs années, si possible avoir de l’expérience comme admin, modérateur ou animateur, c’est à dire avoir eu un rôle de responsable dans une communauté participative sur le Web. [Sur les médias sociaux, il ne suffit pas d'avoir un blog, un compte Twitter, facebook, Youtube, Linkedin ou flickr: il faut démontrer un historique d'interaction.]
N’importe qui peut être Community manager ?
Pas « n’importe qui » mais probablement « venant d’une grande variété d’horizons »: il y a de très bons « animateurs de communauté » qui sont au départ des programmeurs, d’autres des artistes visuels ou musiciens, d’autres avocats, dessinateurs industriels, architectes, etc.
On ne peut pas éviter que ce soit quelqu’un de très familier avec le Web, les blogs, les forums, les réseaux sociaux, Twitter, etc. Mais l’origine importe peu. Les vrais « animateurs » se révèlent sur le tas et émergent dans toutes les communautés. Je dirais aujourd’hui que j’aurais un a priori favorable pour les gens qui ont des rôles d’hospitalité et d’animation dans d’autres domaines.En plus de la familiarité avec l’univers Web, mes deux exigences fondamentales seraient la connaissance profonde de l’entreprise et la capacité de faire s’exprimer les gens et de les faire interagir.
Sur Twitter, lors d’une discussion au sujet du terme “Community manager”, tu disais de ne pas te reconnaître personnellement dans ce terme.
Pas tout à fait. Si je me souviens bien, je disais que des Américains eux-mêmes étaient insatisfaits du terme et enviaient le français « animateur ». Même le terme « community manager » est relativement nouveau. Dans les online communities créées directement sur le Web avant ou peu après 2000, il y avait essentiellement 2 termes, “mods” pour “moderators” et “admin” . Ces premières online communities ont été créées par des programmeurs, donc admin était un dérivé de sysadmin « administrateur de système » (et non « administrateur de société ou d’entreprise »).
- « Gestionnaire de communauté » n’est pas satisfaisant parce qu’il ne s’agit pas de gestion comptable et administrative.
- « Animateur de communauté » correspond à une partie du rôle mais a le défaut de le faire paraître anodin, circonscrit à la communauté (genre GO au Club Med) alors que c’est un rôle clef dans l’entreprise; c’est l’équivalent en média traditionnel de « rédacteur en chef » et j’aimerais un titre qui reflète cette indépendance, cette autorité et cette confiance (des dirigeants de l’entreprise comme des membres);
- « Directeur de communauté » serait sans doute le plus juste pour l’idée d’autorité et d’autonomie, mais « Hôte de communauté » dit la même chose en plus soft en ajoutant des notions d’hospitalité et d’animation.
- Dépendant des circonstances, je n’hésiterais pas à créer un titre reflétant l’entreprise et la description des tâches: « Serviteur en chef », « Metteur en scène », « Chef d’orchestre », « Réalisateur » par exemple.
Comment décrirais-tu ton rôle ?
Personnellement, je ne brigue pas le poste. Je suis consultant et je conseille mes clients sur les fonctionnalités essentielles pour créer, gérer et modérer une communauté; puis je travaille avec l’architecte de système et les programmeurs pour mettre en place ces fonctionnalités.
Je participe à l’établissement des budgets et du modèle de génération de revenus. J’aide l’entreprise à choisir son « animateur de communauté », j’accompagne parfois ce dernier lors des premiers mois, tout en expliquant son rôle aux dirigeants au fur et à mesure des circonstances et des décisions à prendre.
Pendant les 5 ans où j’ai été très actif à Worth1000.com (une communauté de concours quotidiens de photoshop, de photographie et d’illustration), j’ai fait comme les autres admins le travail quotidien (essentiellement répondre aux flags, modérer, aider les membres et discuter entre admins de cas ou d’individus particuliers); comme j’étais le seul à venir des médias – et le seul au départ à considérer la communauté comme un média – j’ai apporté un point de vue particulier pendant la période d’édification du site (environ 3 ans); par la suite j’ai été amené à jouer un rôle d’ »avocat des membres », pas d’individus mais plutôt le défenseur des membres comme contributeurs honorés et appréciés: je m’intéressais plus à la mise en évidence des contributions, à la gestion de la réputation et à la politique d’incitations et de récompenses.
Les éminents co-auteurs:
Mediacamp: Journalisme et Communautés, le film
September 13th, 2010 by bruno boutotJe n’ai pas encore fait l’exercice, mais il doit être possible de regarder en parallèle ma présentation avec ce vidéo.
Toutes les présentations et discussions du MediaCamp sont disponibles sur Ustream.
Je n’ai pas encore les crédits des gens qui ont assuré le tournage et la transmission, mais je les ajouterai dès que.
Noter enfin que je n’ai pas encore regardé le vidéo et que je crains un peu. Toute critique est appréciée, pour le bien des conférences et anticonférences futures.
Mediacamp: Journalisme et Communautés, le fil
September 13th, 2010 by bruno boutotCeci est un exercice intéressant personnellement mais pas forcément pour vous. Cependant, une des remarques dont on m’a le plus parlé pendant le MediaCamp était ma description des blogs: “Un blog est un carnet de notes, et les bons blogueurs sont ceux qui, simplement, publient leurs notes”.
J’ai eu beau préciser que j’étais moi-même un piètre blogueur, que j’ai plutôt tendance à faire “du magazine” (article construit , illustrations,etc.), rien n’y fit: plusieurs personnes sont venues me remercier de ma description de la nature d’un blog.
Donc, j’ai pris le temps de chercher et noter les Tweets marqués #mcmtl (pour MédiaCamp Montréal) et de recopier ceux qui correspondaient à ma présentation. Ne cachons pas que c’est bien sûr un baume pour l’ego: j’ai aussi conservé les compliments. Mais c’est d’abord un exercice utile pour remarquer quels sont les concepts ou les citations qui ont le plus retenu l’attention.
Le MediaCamp avait lieu dans un magnifique bâtiment Art-Déco de l’UQAM:

Noter qu’il y a un risque de confusion sur les “RT”. Un RT est un “ReTweet”, la rediffusion sur votre compte Twitter d’un message émis par queqlu’un d’autre. La confusion vient d’un changement apporté il y a quelques mois par Twitter. Les “RT” sont maintenant automatisés: on aime un message, on clique sur RT et il est posté. Cependant certaines personnes (dont je fais partie) aimaient mieux le système précédent où le message s’affichait et où l’on pouvait ajouter un ou deux mots de son cru. Et on peut toujours le faire “à l’ancienne” si l’on prend le temps de faire des copier-coller. Donc, ici, je n’ai pas reproduit les RT “identiques”, seulement auxuquels des éléments ont été ajoutés par l’auteur.
Pour le plaisir, j’y ajoute quelques uns de mes instantanés de l’événement et quelques “vignettes” (silhouettes en basse résolution extraites de photos). Noter que mon compte flickr s’ouvre sur l’avertissement que je prend des instantanés, pas des photographies.
Je commence par une photo de Mathieu Lavallée puisque c’est lui qui, après deux rencontres sympathiques, m’a proposé le thème de ma présentation au MediaCamp.
PhilippeMartin @boutotcom présente com.com au #mcmtl
suzlortie RT @PhilippeMartin: Prise de pouvoir de l’audience :10 conseils du prof. Rosen pour en profiter – AFP-MediaWatch #mcmtl
EricBisson_ power aux utilisateur finalement :) #mcmtl
ChristianMasson com.com On ne peux faire des communications sans tenir compte de la communication de retour = Dialogue #mcmtl * 3 Retweets
Vignette de Christian Masson avec Mitch Joel:

CanoeTec L’enjeu du web c’est: comment gérer la relation avec les usagers via @boutocom #mcmtl
lebovaryste C’est drôle qu’il parle de la Ste-Trinité : je trouve qu’il fait un peu preacher. #mcmtl
martinlessard “On est probablement la dernière génération à faire la différence entre être en ligne et hors ligne” #mcmtl * 11 Retweets
EricBisson_ @boutotcom utilise @jayrosen_nyu comme exemple. Nice :) #mcmtl
CanoeTec Le journalisme est une relation mutuelle avec les gens qui étaient considérés auparavant comme un public #mcmtl
ChristianMasson Le journalisme est une relation mutuelle avec des gens qui étaient considérés auparavant comme un public #mcmtl * 1 Retweet
mathemagie RT @martinlessard: “On est probablement la dernière génération à faire la différence entre être en ligne et hors ligne” #mcmtl * 1 Retweet
Sylvain Carle, un des organisateurs du MediaCamp:

owni RT @martinlessard: “On est probablement la dernière génération à faire la différence entre être en ligne et hors ligne” #mcmtl * 3 Retweet
martinlessard RT @CanoeTec Le journalisme est une relation mutuelle avec les gens qui étaient considérés auparavant comme un public #mcmtl
CanoeTec On créée des relations par l’entremise d’une communauté: une comm. de relation n’est pas une comm. de marketing #mcmtl
ChristianMasson Communauté de relation = accueil, identité, participation *Hébergée #mcmtl * 1 Retweet
PhilippeMartin @boutotcom présente sa sainte trinité des influenceurs du nouveau journalisme @jeffjarvis @jayrosen_nyu @cshirky #mcmtl * 3 Retweet
CanoeTec Communauté = interface de gestion de la relation avec 10%du public = contenu éditorial #mcmtl
martinlessard RT @PhilippeMartin: @boutotcom présente sa sainte trinité des influenceurs du nouveau journalisme @jeffjarvis @jayrosen_nyu @cshirky #mcmtl
Vignette de Mathieu Lavallée avec Patrick Tanguay:

ChristianMasson Communauté = interface de gestion de la relation avec 10% du public = contenu éditorial #mcmtl
CanoeTec Dans une communauté de relation, 10% participe à la création de contenu #mcmtl
_CyberCap RT @CanoeTec Communauté = interface de gestion de la relation avec 10%du public = contenu éditorial #mcmtl
_CyberCap RT @martinlessard: “On est probablement la dernière génération à faire la différence entre être en ligne et hors ligne” #mcmtl
ChristianMasson Remember : The users know more than you do. #DanGilmor #mcmtl
suzlortie RT @PascalHenrard: comme disait l’autre, tes usagers en savent plus que toi. Surtout quand ils sont plus nombreux que toi. #mcmtl
Bruno Guglielminetti, un des organisateurs du MediaCamp:

JeromeParadis RT @PhilippeMartin: webmédias » Archive » À quoi servent les communautés sur le Web? http://bit.ly/bxyL1c #mcmtl
martinlessard @boutocom Excellent comme toujours! #mcmtl
ericbaillargeon RT @martinlessard: @boutocom Excellent comme toujours! #mcmtl Approuve
_CyberCap “Si tu ne considères pas le retour des gens à qui tu parles, tu n’as pas ta place en 2010 : tu as ta place en 1975.” #mcmtl
PhilippeMartin les commentaires font partie intégrante du contenu d’un média en ligne @boutotcom #mcmtl * 3 Retweetl
PascalHenrard les commentaires sur le web font-ils partie du contenu ou sont-ils un joujou pour augmenter traffic et temps de fréquentation? #mcmtl
CyberCap RT @PhilippeMartin les commentaires font partie intégrante du contenu d’un média en ligne @boutotcom #mcmtl
JeromeParadis Photo de @boutotcom en prêcheur des communautés pour les sites Web au #mcmtl http://twitpic.com/2n3r51 * 1 Retweet
La photo m’a fait rire en relevant les allusions à la sainte trinité et à mes allures de preacher. J’ai aussi constaté en regardant mes photos qu’à contre-jour sur fond de vitrail tout le monde à l’air à l’église. Ici Sylvain Carle, autre notable précheur, en train de faire un exorcisme:
martinlessard “Internet est un métamédia: il les mange tous” – @boutotcom #mcmtl * 3 Retweet
julienmarotte L’anticonference de @boutotcom au #mcmtl était très intéressante!
RichardGauthier RT @PhilippeMartin @boutotcom présente sa sainte trinité des influenceurs du nouveau journalisme @jeffjarvis @jayrosen_nyu @cshirky #mcmtl
xavsworld RT @zurferrosa @martinlessard: “On est probablement la dernière génération à faire la différence entre être en ligne et hors ligne” #mcmtl
MediaCampMtl Un gros merci aux participants de cette 1ère édition! Un beau succès grâce à vous! #mcmtl
mitchjoel @boutotcom here is the link for the quote you asked me about: http://bit.ly/ca9CDR #mcmtl
seb_lavallee RT @martinlessard: L’éthique est dans l’individu et pas dans l’outil! – Bruno Boutot #mcmtl
SaberTriki MON Bilan #pcmtl #mctl 2010 : La présentation la plus percutante Journalisme et communautés par @boutotcom http://slidesha.re/d0Fhnn
Évidemment, Saber exagère, mais je vais sans doute lui donner un T-shirt de ma collection de T-shirts geek. :-)
Laurent Lasalle, un des organisateurs de PodCamp Montréal, hôte du Mediacamp:



















